Nouveau blog

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Je vous présente mon nouveau blog Vinsos.skyblog.com, dont j'ai voulu faire un mix de Africanboy01 avec des textes engagés et sagessekama avec des contes africain et aussi avec plus de photos, plus de vidéos plus attrayant quoi mais toujours engagé

# Posté le dimanche 26 août 2007 06:02

Kemwana

CHERS ADHERENTS A LA NEWSLETTER KEMWANA ET AUX AUTRESOUVERTURE!

ENFIN!!


Nous allons enfin ouvrir nos portes au public! Nous débuterons donc en Novembre d'extrême justesse, la 1ere séance d'initiation à l'histoire Panafricaine ayant lieu le Samedi 04 Novembre à partir de 13h30. C'est un grand jour que ce samedi 4 Novembre. Le jour ou l'un des trop rares lieux d'initiation à notre histoire ouvrira ses portes pour les jeunes. Nous comptons sur vous pour venir avec les jeunes de votre entourage, et surtout pour diffuser au maximum ce message autour de vous. Car il s'agit enfin que chacun d'entre nous devienne responsable et comprenne l'utilité de KEMWANA dans le décor Panafricain aujourd'hui. C'est une mission loin d'être aisée de part le peu d'exemple sur lequel s'appuyer, aussi nous auront besoin du soutien de chacun, qu'il soit moral, physique, matériel ou financier. Nous vous rappelons qu'il s'agit de séances pour les jeunes de 14ans à... pas d'age vraiment en fait. Tout les détails concernant la salle, l'adresse et comment s'y rendre sont sur le site. www.kemwana.fr.st

Concernant l'adresse de la salle et les horaires, les voila désormais fixées:

13h30-15h

Maison des Mines et des Ponts et Chaussées, 270 Rue St. Jacques 75005 Paris.
RER B2-B4 : station LUXEMBOURG - Sortie : Rue de l'Abée de L'épée

Merci pour votre confiance et présence pour la 1ere séance qui aura lieu le:

4 NOVEMBRE 2006
Kemwana

# Posté le lundi 30 octobre 2006 11:06

Modifié le lundi 30 octobre 2006 11:26

Nouvau blog sagessekama

Je vous présente un nouvau blog spécialement dédié aux contes africain"Sagessekama", pour le dévéloppement mental et imaginaire de la jeunesse noir, car celle-ci est porteur de culture et de valeur africaine par éxcelence
Nouvau blog sagessekama

# Posté le lundi 30 octobre 2006 10:43

Modifié le mardi 22 mai 2007 17:49

Débout Congolais

Débout Congolais
Dédicace a mes compatriotes


T'es un Congolais typique si ....:
*Tu n'as pas de prénom européen sur ton acte de naissance (A cause de "l'authenticite " de Mobutu). Tu as un long nom kilometrique presque imprononciable
* Tous les mots qui finissent en "TEUR" , tu les transformes enTAIRE (EX: DIRECTEUR devient DIRECTAIRE). Et les "U" devient "I"(EX: UNIVERSITE devient INIVERSITE).EUX devient "E" avec un accent(EX: HONTEUX devient HONTEE )
* Tu portes un pantalon avec la ceinture attachee au DESSUS du nombril
* Quand les autres africains apprennent ta nationalite ils te disent "KWASA KWASA" , "MOBUTU", "NDOMBOLO" , "KABILA", " TU !DOIS ETRE UN GRAND AMBIANCEUR , TOI"...etc
* Tu utilises des mots/expressions "C'EST MAWABLE" , "KIE KIE KIE","SIAAAAAAAAAAA",...etc
* Tu passes un quart de ta journee a argumenter sur J.B et WERRA.
PS: C'est juste pour blaguer et celebrer nos caracteristiques uniques.
Si tu as comme prénom : Junior, Bébé, ponpon,Trésor,
Héritier,Bijoux, Jolie, Pitshou, Mamy, Niclette etc... (Sans vouloiroffenser personne!)
Si au lieu d'appeler les gens par leur prénom tu les appelles du nom de leur enfant : Mama na Junior,Papa na Héritier etc...
Si lorsque tu racontes une histoire ou n'importe quel autre fait,vu l'importance des détails que tu donnes on a l'impression que tu y a réellement assisté alors que tu n'y étais pas!
Si lorsque l'on te pose la question de savoir qui est Bill Clinton ? Tu réponds que c'est le Atalaku de Werra Son. Et dans le même ordre tu es persuadé que Washington c'est un grand pays!
Si (pour certaines congolaises) ; tu es fiére de dire de toi que oza aéroport! c'est à dire même si ton homme as plusieurs petites amies c'est toujours vers toi qu'il revient ou
Si pour( certaines congolaises) ; Tu t'enorgueillis du fait que ton homme te présente aux gens comme : MERE YA PALAIS!
Pourquoi cette précision c'est simple soki yo oza MERE YA PALAIS, donc eza na Mére moko na balabala azo gérer Typard na yo! :
Si (pour certains chrétiens) du jour au lendemain tu décides de changer ton prénom en Josué, Moise etc en disant que c'est sur révélation de Dieu alors que c'est poussé par ta propre chair!
Tu es une vraie Z si :
Tu aimes les ongles jaunis ou orangeatre (Makasa ya Ina)
Tu préfères tailler ton crayon de beauté avec une "GILLETTE" (lame de rasoir) au lieu du taille-crayon; ton crayon de beauté tu l'utilises jusqu'à ce qu'il devienne aussi court que l'oriculaire d'un nouveau né; tu utilises une brosse à dents pour appliquer du gel sur ta cheveulure ; tu te rases les sourcils pour te faire 2 croissants de lune bien fins ; quand on te présente un truc à vendre tu demandes toujours "niongo combien dé sèmaines..." ;
Un vrai Z dit "momie" pour désigner une femme ou une fille.
Ok, certaines femmes ou jeunes fille s: Quand tu vas acheter des bijoux, tu choisis toujours les modèles Pharaon, tête d'aigle, crocodile et tu adores la bague "Madame" ; tu te fais des tresses "gros bébé" avec 15 paquets de mèches et plus ; depuis que tu connais Louis Vuitton, tu ne laisses nulle place ou la main ne passe et repasse, tu mets en même temps les sandales (Louis Vuitton), le sac (Louis Vuitton), l'écharpe (Louis Vuitton), la montre et maintenant même la pince à cheveux Louis Vuitton tu adores la question "Opakolaka mafuta nini oooo"
En general, tu t'amènes toujours avec 2 ou 3 h de retard par rapport à l'heure prévue pour le début de la fete
Tu trouves que la femme congolaise est plus belle que les autres africaines ; pour la plupart des hommes le riz est juste un dessert, ils préfèrent de loin la boule nationale (muteke) pour repas ; tu adores ton pondu et tes madessu, etc...
A vous de donner vos impressions!!!

<mailto:awez101@yahoo.fr>

Ce texte humouristique plus que réaliste, nous montre la décadence de la population Congolaise et cela rentre en compte du nouveau concept que je tente d'inicier dans cet partis de mon blog qui est le pragmatisme. En éffet le pragmatisme est une doctrine philosophique qui a pour tendance à ne considérer que les aspects concret d'un problème et pour notre cas, c'est surtout pour réveiller les consciences du peuple noir afin de prendre en compte de ses disfonctionnements et éssayer de trouvé des moyens d'y remédier, car nous ne pouvons pas continué a naviguer dans cet océan sans fin de la décadence de notre culture et de nos valeurs Africaine

# Posté le jeudi 06 juillet 2006 15:31

Modifié le vendredi 07 juillet 2006 13:16

Cheikh Anta Diop et les enjeux pragmatique du savoir

Cheikh Anta Diop et les enjeux pragmatique du savoir
CHEIKH ANTA DIOP
LES ENJEUX PRAGMATIQUES DU SAVOIR


Le visage du monde change sans cesse. Les crises et les idéologies d'hiér appartiennent aujourd'hui à un ordre vermoulu. La révolution des paradigmes du savoir, l'avancée techno-communicationnelle qui nous plonge dans l'age de l'accès et autre progrès liés à cet age mondialisant nous invitent aussi à changer nos modes de pensée. De la sorte parlé négritude aujourd'hui, c'est, en plus d'utiliser des concept sédimentés, se placer dans un age révolu de l'histoire. Car ne l'oublions pas, la négritude comme pensée soeurs des deux bords, appartient à une époque dépassée sur l'axe du temps. Et, pour le sens commun, à moins d'etre un romantique occupé à ressusciter les fantome du passé et incapable de composer avec son temps, on ne voit pas comment et en quel sens les concepts de négritude et autres du meme genre pourraient etre opératoires par rapport au crises dans lesquelles nous sommes embarquées.

Pour le sens commun, l'ordre commun, l'ordre du monde ayant changé, des concepts nouveaux étant nés pour décrire la nouvelle réalité, il serait urgent pour qui regarde la scène des savoirs d'adapter nos concepts à quelque niveau que ce soit au new way of life. Et ce nouveau mode de vie, mondialisant dans son langage comme dans ses pratiques du conduit vers quelque chose comme un métissage qui déplace considérablement le manicheismede naguère vers un univers métissé. Sans doute, celui d'on Senghor parlait en terme de rendez-vous du donner et du recevoir.

En reprenant aujourd'hui la parole sur Cheikh Anta Diop, nous courons le risque d'etre «démodé». Et c'est précisément cela qui nous conduit à revoir cette pensée pour lire encore ce qui elle reste, pour nous, une leçon de subversion. Il est vrai que en sontemps le penseur sénégalais a porté avec sa pensée, très haut, l'éspoir d'une Re-naissance de l'Afrique. Mieux, il était avant tout question de revenir sur un paradigme, celui-là meme qui itéré dans le discours de la philosophie, travaillait à exclure l'altérité de l'horizon savant, ce qui, à notre avis, s'est joué de grave c'est la transformation de cet autre objet de savoir en vue de produire une technique de domination politique.

Et pour C. Anta Diop, comme pour d'autres, l'objectivation de l'altérité justifiait encore plus son rejet et son asservissement. D'ou la nécessité, pour lui re-lire à partir d'une nouvelle grille, l'histoire pour voir si les Nation Nègres étaient des nations de culturs. Au lieu de cela, il fit la découverte de l'Antériorité des civilisations nègres. Une telle découverte signifiait simplement, le retrait, la queue entre les jambes, de théories de l'aliénation d'un certain Gobineau ou d'un certain Hegel. Dans l'esprit de ce savant africain ce qui se jouait de fondamental c'est l'idée d'une connaissance au service de la libération. Invitant ainsi les africains à leurs propres majorité par le savoir. L'idée forte ici c'est que le savoir a servi l'aliénation en meme temps que la justification de cet acte. Il a poursuivi un but utilitaire en produisant des concepts réifiant pour justifier les pratiques de l'esclavage et de la colonisation.

La pensée de Cheikh Anta Diop est donc allée chercher dans le self questionnement de l'histoire la confirmation ou non des postulats de la raison ethnophilosophique occidentale. C'est donc le plan dans le pan de la connaissance que Diop est allé chercher la possibilité de la déconstruction d'un paradigme, celui d'une Afrique prélogique dormant son someil dans la nuit de la pétulance. De la barbarie claironnée par l'autre discours, il aboutissait à la civilisation négro-pharaonique plusieurs fois millénaire. Nous apprenant que les Grecs eux mêmes faisaient leurs humanités du coté de thèbes alors nègres. D'ou le mot désormais célèbre: «armez vous de science jusqu'au dents». La est le moyen de libération de cette Afrique qui avait désappris d'elle-meme, de son histoire et de ses possibilités.
-Du pragmatisme diopien comme déconstruction d'un ordre du savoir.
L'intélligence du discours diopien c'est à la fois la conscience éveillé de la fonction missionnaire du savoir. Savoir jamais neutre mais portant la marque de son temps, de ses préjugé. Sans doute, celui qui fut l'élève de Bachelard n'a pas perdu la leçon du maitre: psychanalyse le savoir pour comprendre que l'esprit qui vient de la science n'est jamais jeune, vieux qu'il est de ses préjugés. Ainsi que l'enseignait l'épistémologue, c'est dans l'acte meme de connaître et non dans l'obscurité des faits qu'il faut trouver l'obstacle épistémologique. L'ésprit est a lui meme son propre obstacle épistémologique. L'ésprit est le fils de son temps; de ses besoins. Il porte avec lui pensées inavoués. Cette prise de conscience d'un ordre du discours travaillant la raison ethnophilosaphique occidentale et motivant ses déductions le conduit colossale de la déconstruction falsificationniste, mais la création d'un paradigme partant de l'ethnos africain.

Le pragmatisme diopien est une invitation faite aux africains de prendre en main la plus décisive de leurs résolutions, l'édification d'une science affranchit de l'ordre ethnophilosophique occidentale et tenant ses fondements dans nos propres représentations, favorisant la construction d'un vivre-ensemble. Pour Diop la libération passe d'abord par la maitrise d'un savoir, savoir endogène, ébranlant par la rectification l'ancien Ordre et perméttant de lui substituer un ordre nouveau fondant l'essor du continent. Il n'y a pas de neutralité axiologique de la science. C'est pourquoi la science en africaine est indispensable pour un déploiment des forces de libération. Elle rend caduque les allégations et conduit vers un mouvement de subversion.

Du pragmatisme diopien comme solidarité. La réhabilitation historique par les actes de production scientifique entrainent l'éffondrement des arrières-mondes. Il est question désormais de créer ses propres croyances et valeurs. C'est à partir de ses représentations qu'il se définit dans son etre. Ce qui revient à dire que seules sont valides ou susceptibles de l'etre, celles qui solidarisent les africains pour la construction de communauté. Les valeurs opératoires sont celles porteuses de dynamisme permettant au sujet d'espérer, de réaliser en prenant acte du sens du monde, de l'histoire et de l'identité dans lesquelles se tissent leurs co-appartenance profonde. Tout part d'un ethnos, ethnos africain qui pose le terrain d'expréssion et de relation à l'altérité, entrevue ici comme un potentiél un interlocuteur conduisant vers un métissage, non plus universelles, vide, mais ethnocentriquement déterminé dans ses charges significatives. C'est une conception qui s'ouvre au monde en s'enracinant dans idéités. La lecture du monde est déjà catégoriél, les croyances produites, produisent à leur tour les schèmes à priori de la représentation du monde et de toute relation à l'altérité. Cela, convenons le, ne constitue pas de l'ethnos est fermé à d'autres ethnos qui le co-origine dans la contemporaeitée de leur là mondain, tenu dans l'ouverture du dialogue. Au contraire, cela signifie que le regard sur l'autre sera porté à partir de ce sol axiologique qui détérmine mon ipséité ouverte à quelques désapprentissage et à ne prendre d'un autre ethnos que des axiomes conduisant à solidarité nécéssaire au bien vivre du vivre-ensemble. La relationdialogique à l'autre ne cherche plus l'objectivité dont on sait l'éphémérité et la ruse. Mais au contraire elle cherche les conditions de construction d'un espace de vie sociale conflictuéllement stable sans lequel on s'accorderait sur l'éssentiél, la communauté solidaire. L'ethnos est la figure cadre. C'est en elle, dans ce qu'elle schématise que se déroule la relation à cet autres pour déterminer notre propre prospectives celles des autres avec l'on dialogue. C'est en elle que nos représentation dialoguent avec des autres pour déterminer notre prospective ainsi que nos perspectives actuélles et celles que nous portons comme com-potentialités appelées à advenir.

Il serait peut-etre intéressant d'intérroger la pertinence qu'il y'aurait aujourd'hui à regarder cette pensée diopiénne. On sait que les pensées disent sèmes. Elles expriment l'état de l'histoire à un moment précis de son énonciation. Elles sont des réponses explicites à des questions que posent leurs temps et leurs espaces. Se pourrait-il qu'elles gardent en elle quelque chose capable de fournir ne serait ce que des pistes d'explications? La question ici étant réelément de reinterpréter et se réapproprier un discours dont les éléments théoriques gardent leurs vitalité pour se poser comme concepts d'élaboration du sens de notre modérnité. Evidemment, nous ruinons l'ironie faussement naïve de cette caducité proclamée autour du débat sur la Négritude et l'ethnophilosophie savante et dont on se servirait dans les joutes rhétoriques des discussions de couloir. Comme si la mondialisation et ses outils de connections planétaires avait changer les rapports de domination dans le monde.

En fait, le contexte inviterait à se connecter dans la grande toile comme si les valeurs symboliques qu'elle offre sont une ensemble d'énoncés métisses neutres qui définirait sans réserves aucune notre être-au-monde-avec- l'altérité. La connexion, il n'y a que la connexion pour etre pas être du tout dans cette ère de construction d'une culture du monde débarrassées des viéilles querelles d'hiér pour nous donner à vivre dans un lieu d'éxpréssion totale de liberté, dans le marché. A qui donc profiterait cette connexion qui déconnecte de l'éthnos. Et l'on voit aujourd'hui que même lorsqu'elle ne parvient pas a percer notre rapport elle ruse en se parant de nos jours de l'ethnomarketing dont le but est d'aller chercher les derniers résistants de l'impérialisme de la chose. Ceux qui entrés dans l'ataraxie ne regardent les vitrines de la modernité et leurs réseaux d'objets éphémère que comme des accessoires non Nécessaire à la vie bonne et renoncent à tout nomadisme ésthétique. L'ethnomarkéting est ce nouveau visage de l'offensive du marché, vu que les individus sont craintifs devant les objets n'intégrant pas les schèmes de leur ethnos. L'ethnomarketing veut offrir une visibilité ethnique et pan-éthnique de l'objet.
Si les temps semblent changer en surface, sous les récifs, le rapport de réalité est encore, le même. La domination s'est métamorphosée, sa sémantique politiquement correcte passe par la voie soft. Le marché c'est poursuit de la domination par l'autre moyens, mais il est toujours question de cette rationalité qui étend son emprise en produisant un discours qui aliéne les aliénés à leur propres aliénations à travers les choses et les symboles de l'hyperéalité de tous ces artefacts (Dérrida). Et l'afrique est toujours le continent à séduire, à apprivoiser. Or jusqu'à présent, elle ne résiste, incapable qu'elle est de se forger des catégories de production et d'interprétation de sa propre réalité. Ouverte à tous les discours poreux venus outre-atlantique comme si de son sol aucune vision pragmatique, opérante ne pouvait permettre un discours. Naguère mal partie, elle ploie toujours sous les formalisations abstraites et a priori d'expert en tout genre qui après la civilisation lui apportent sur un plateaux théories et des catégories sensées la porter au stade suprême du dévellorpement. Se pliant au formalisme dogmatique de l'autre, elle ne tiens même pas comptes de l'avis de ses propres experts comme si la lumière ne venait que de l'occident. L'affaire est viélle car nous savons depuis qu'en pays, nul ne peut faire prophétie. Diop lui-même a eu pour premier adversaire son propre président en personne de l'illustre Senghor. Et pour Diop le mal de cette Afrique est qu'elle continue à être objectivé et qu'au lieu qu'on se mette à l'écoute de sa réalité, on continue de l'enfermer dans la lectures volontairistes des grilles de savoir narcissiques, ne cherchant pas notre solidarité, mais leur propres reflets en nous et forgeant insidieusement la balkanisation du continent.

Nous sommes embarqués dans le grand bolide de l'homogéneisation. La Grande machine gomme les différences, mais trace dans son sillage ses représentations. Notre perception du monde sera encore celle de l'autre au cours de ce siècle. Là où Diop invite à voir l'autre à partir de nous-même pour nous approprier celles de ses valeurs qui favoriserait notre être-ensemble. Comment dès lors ne pas comprendre la nécessité, d'une autoproduction du sens et des outils que la modernité met à notre disposition. Les problèmatiques d'hiér n'ont guère changé même si la césure ne transparaît plus formellement, mais le propre du discours c'est de porter des non-dits comme vrais réalités. Sortis de la symétrie le manichéisme s'est lui-même volatilisé pour laisser la place à un métissage que se situe l'inquiétude de notre temps. Ne pas comprendre que les barbares d'hiér sont simplement les sous-développés d'aujourd'hui et inversement les développés d'aujourd'hui sont les Cvilisés d'hier. Ainsi ces nouvelles dénominations ne sont les catégories d'hier remisent au goût du jour tant la mode est politiquement correcte.

Sur l'axe du temps ces catégories demeurent opératoires et servent dans leurs technique ceux qui produisent. Les enjeux pragmatique du savoir aujourd'hui sont à comprendre comme l'auto-production du sens. Le savoir doit être ethnique. Ce n'est qu'à cette condition qu'il est possible de former, pour nous-mêmes, des catégories réelles d'auto-affirmation. Seul le sens autoproduit et solidarisant les peuples et les individus autour d'un axe de cohabitation commun peut être reconnu comme opératoire. Cheikh Anta Diop a perçu mieux que quiconque l'enjeu pragmatique d'élaborations épistémologique pour construire la communauté des peuples africains.



Bibliographie

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Bayart, J. Fraçois, L'illusion identitaire, Paris, Fayard, 1996, 307

Bowao, Charles Zacharie, La mondialité entre histoire et avenir, Paris, paari, 2004

Diop, Cheikh Anta., Alerte sous les tropiques, Paris Présence Africaine, 1990, 147p.
Les fondement économique et culturels d'un état fédéral d'Afrique Noire, Paris, présence Africaine, 124p.
Nation nègre et cultures, Paris, Présence africaine, 1979, 564
L'unité culturelle de l'Afrique Noire, Paris, Présence Africaine 219p
Eboussi-Boulaga, Paulin, Sur la philosophie africaine, François Maspero, 1980, 257 p

Kouvouama, Abel, La modernité en question, Paris, Paari, 118p
Mudimbe v.I
, L'odeur du père, Paris, Présence Africaine,
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Senghor, L. Sédar, Liberté 5, le dialogue des cultures, Paris, Seuil, 1993, 296p
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Towa, Marcien
, Essai sur la problématique philosophique dans l'Afrique Noire, Clé,[/c]
Walker, Clarence,L'impossible retour, à propos de l'afrocentrisme, Paris, Karthala 2004,

Articles
Diagnes, Bachir, « Révisiter la philosophie Bantou », in Politique africaine,
Membre, A. « A propos des écritures africaines de soi », in Politique africaine

Stève-Wilifrid Mounguengui

# Posté le dimanche 25 juin 2006 17:02

Modifié le lundi 30 mars 2009 18:04